sites et monuments historique de bejaia

 

IntroductionHistorique de BéjaiaLes temps préhistoriques :

 L’histoire de Béjaia remonte aux temps préhistoriques, les plus anciens témoins de l’activité humaine connus jusqu’à ce jour datent du paléolithique moyen : faciès culturel identifié par ‘’Dèbrurge’’ au niveau inférieur du site Ali Bacha fouillé en 1904. Cette période préhistorique date de 45 000 ans AV.J.C.Vient ensuite la période épipaléolithique vers 20 000 ans où l’implantation de l’homme est plus importante à Béjaia. En effet, plusieurs sites sont connus, les plus importants sont ceux d’Afalou Bou-Rhumel à Melbou et d’Ali Bacha (grotte et station). Cette période est caractérisée par la civilisation dite : Iberomaurusienne.A cette époque, vient  succéder une période charnière entre les temps préhistoriques et les débuts de l’histoire : c’est le néolithique (âge récent de la pierre) rencontré aux environs des Aiguades et du Pic des singes, cette période est qualifiée de véritable révolution sociale car elle marque le passage à une économie de production, après une très longue période traversée par l’homme en ‘’chasseur cueilleur’’. Il pratiqua ainsi l’agriculture et la vie pastorale par la domestication des animaux sauvages.La découverte au Pic des singes d’éléments de broyages (meule et molettes) exposées dans le musée, atteste d’une ère nouvelle que vient appuyer la découverte de la poterie .C’est l’ère où l’homme fabriqua sa nourriture et passa à ‘’l’autonomie’’. En cette période aussi, certains vestiges nous renseignent sur la manifestation artistique de l’homme préhistorique; des rondelles d’enfilages (exposées au musée) fabriquées à base d’œufs d’Autruche auxquelles est ajouté un émail coloré nous renseignent que la femme préhistorique était préoccupée par sa beauté, ce qui est un signe de prospérité.

Antiquité Classique :

 De tout temps, Béjaia offrit le meilleur refuge de la côte nord Africaine aux navigateurs Phéniciens.Les Carthaginois y fondèrent plusieurs comptoirs commerciaux (les Aiguades et l’ancien Port). Après la chute de Carthage en 146 AV.J.C, l’empereur Auguste édifia deux colonies romaines à la fin du 1er siècle AV.J.C, une à Béjaia ‘’Saldae’’, l’autre à El-Kseur(Tiklat) : ‘’Tubusuptu’’, ces deux villes faisaient partie du territoire de la Mauritanie césarienne de ‘’JUBA II’’ dont la capitale était Cherchell. 

 De la domination romaine, il nous reste des vestiges de travaux gigantesques :

Deux aqueducs : Toudja qui alimentait Saldae (Béjaia) et Zoubia (Fénaia) qui alimentait Tubusuptu (Tiklat El-Kseur).Ajoutons à ces ouvrages, un nombre important d’inscriptions latines et d’éléments architecturaux ainsi que la céramique et des pièces de monnaie exposées au musée de Bordj Moussa.De 429 à 545 Saldae devient le siége du Gouvernement Vandale jusqu’à l’occupation Byzantine (545-644).En 1067, le Sultan Hammadite En-Naser Ben Alinas bâtit une nouvelle ville qu’il baptisa    En-Nasiria.La ville fût protégée par une enceinte faite de briques et de pierres elle communiquait avec le monde extérieur par sept portes dont reste deux : Bab El Bahr et Bab El Bounoud ou des traces de l’enceinte sont encore visibles. Trois châteaux ont étés édifiés par les Hammadides : le château de l’étoile, le château de la perle et celui d’Amimoun. Beaucoup de vestiges de cette période sont exposés au musée Bordj-Moussa (céramiques et inscriptions).L’occupation Hammadite prit fin en 1152 quand Béjaia tomba au pouvoir des Almohades. Ces derniers édifièrent la casbah pour leur servir de citadelle gouvernementale où une mosquée fût élevée et Ibn Khaldoun y enseignait la jurisprudence aux Tolbas. Des pièces de monnaie de cette époque sont exposées au musée de Bordj Moussa.En 1230, elle fut annexée au royaume Hafside. Plus tard les Espagnols transformèrent la Casbah en forteresse pour leur servir de garnison.Les Espagnols occupèrent Béjaia de 1510 à 1555, ils furent chassés par les Turcs qui reprirent les mêmes édifices déjà en place. Le 29 septembre 1833, Béjaia tomba entre les mains du colonisateur français et ce jusqu’à  1962.Les différentes civilisations qui ont succédé à l’occupation de Béjaia ont choisi le même emplacement qu’on appelle aujourd’hui le noyau historique. Ainsi chaque nouvel occupant avait bâti sa nouvelle ville sur les décombres de vestiges plus anciens, c’est la raison pour laquelle Béjaia, ville millénaire ne dispose pas de témoins suffisants pour refléter la grandeur de son passé.            L’urbanisation massive de ce noyau historique à l’époque coloniale a complètement effacé ce qui restait des différentes civilisations, la ville moderne en a couvert la quasi-totalité des terrains archéologiques.         

                              

        Bordj Moussa

       

 

                           

 

 

 

 

 

 

 


 

Fort Espagnol, daté de la première moitié du XVI siècle, occupé par les Turcs à partir de 1555. De 1833 à 1962, le fort est transformé en caserne militaire française sous le nom de : Fort Barral.

Dés l’indépendance, l’armée de libération l’a occupée pendant deux années, il fût complètement abandonné ensuite jusqu’à 1987 dates des travaux de restauration et de son aménagement en musée.

          Monument historique classé, le Fort, en dépit de la restauration, quoi qu’aléatoire, souffre de toute forme d’agressions :

Accumulation permanente d’eau dans les sous-sols.

Effritement et dégradation des mûrs extérieurs et infiltration d’eau de pluie.

L’enracinement d’arbustes sur les mûrs du Fort, crée des fissures dans le mûr et facilite ainsi la dégradation.

Dégradation de l’intérieur, causée par l’infiltration des eaux en provoquant les chutes de plâtres du plafond.

Le problème le plus important reste quand même la partie non aménagée du Fort. Cette partie n’a pas été incluse dans le projet de restauration en 1987. Lors de l’affectation du Fort en musée. Elle représente un grand espace supplémentaire d’exposition, qui offrira en outre, un parcours idéal aux normes muséologiques, celle-ci comprend, en effet, une ouverture qui fera office de sortie et permettra ainsi une meilleure fluidité aux visiteurs surtout dans les moments de grandes influences. L’aménagement  de cette partie du fort crée, en plus des avantages cités plus hauts, un nouvel espace d’exposition qui fera découvrir aux visiteurs le vrai visage de l’intérieur et élimine par-là même une source de poussière et d’humidité qui ont des conséquences néfastes sur la conservation. Pour y remédier, il faut prévoir des travaux d’aménagement à l’intérieur et la remise en état des murs extérieurs. Déterminer l’origine de l’eau qui s’accumule dans les sous-sols pour lui faire face, pour y parvenir, il faut pomper d’abord l’eau qui s’y trouve.

Enlever les arbustes sur les mûrs et traiter les racines avec un produit chimique adéquat pour les éliminer définitivement.

Réfection de l’intérieur, en intervenant avec des travaux de retouches dans les parties dégradées notamment le plafond.

Repeindre l’intérieur qui n’a jamais été repeint depuis son aménagement.
 

 

                                    Bab el bahr

   


Porte de la mer, construite sous le règne Hammadite, par le Sultan En-Nacer vers 1070 appelée porte Sarrasine par les Français qui donnaient aux habitants de Bougie le nom de Sarrasins qui veut dire arabes.

 

En septembre 1833, elle connut le débarquement des troupes françaises commandées par le général M.Trézel.

 

Située au milieu du front de mer, c’est une construction faite de briques plaines et de pierres, dominée par une voûte en forme d’ogive relativement intacte.

 

Epargnée passablement par les hommes et par le temps. Elle est classée monument historique elle reste l’objet d’une menace constante et d’agression sous toutes ses formes causées par l’homme et la nature, les fissures et la chute de quelques briques causées certainement par les intempéries. Aussi l’accumulation d’ordures à l’intérieur du jardin qui hélas n’en est plus un.

 

Il est important de mener une campagne de sensibilisation auprès des habitants en commençant par :

L’interdiction de jets d’ordures à l’intérieur du jardin et aux alentours en mettant des panneaux.

L’entretien permanent du jardin ‘’élimination de mauvaises herbes… etc.’’.

Entamer des travaux de retouches concernant les parties dégradées.

    

La porte ne doit pas seulement évoquer le nom d’un arrêt de bus aux yeux de la population mais celui d’un vestige historique et archéologique qui survie en dépit de tout. 

 

                               Bab el bounoud

 


 

C’est la porte des étendards communément appelée Porte Fouka. Construite en l’an 1070 par le Sultan Hammadite en même temps que les cinq autres portes qui perçait le mur de l’enceinte Hammadite.

Flanquée de deux tourelles, elle était l’issue principale de la citée.

Dans le temps elle était surmontée d’un prétoire royal où le Sultan Hammadite s’asseyait sur son trône faisant face à ceux qui entraient dans la ville.

Epargnée par le temps, aujourd’hui il ne reste plus qu’une muraille construite en pierres de grosse taille avec deux (02) portes dont celle de gauche est la plus ancienne quant on vient de l’extérieur de la ville.

La construction est un monument historique classé cependant, elle porte sur elle de nombreuses séquelles causées par la nature mais surtout par l’homme.

En effet lors des travaux effectués dernièrement par la Sonelgaz, la partie enfouie de la porte qui représente un mur de soutènement a subi de nombreux dommages et ceci pourraient avoir des conséquences néfastes sur le reste de la construction qui souffrait déjà de nombreuses fissures.

La solution à ce problème, c’est d’y remédier le plus vite possible en commençant par faire des travaux de réparation qui consistent-en :

Travaux d’étaiement métallique afin d’éviter d’autres fissures.

Nettoyage et désherbage.

Elimination des arbustes en traitant les racines avec un produit adéquat.

               
  

                             Le cippe romain

  


Historique : 

La fontaine située en face de l’APC de Béjaia a été construite en 1895. L’ingénieur qui la construit utilisa la même source et le même tunnel que l’aqueduc romain de Toudja pour alimenter la ville de Béjaia en eau potable.

Quant à l’inscription romaine relative à la construction de l’aqueduc de Toudja, elle a été découverte au mois d’octobre de l’année 1867 et publiée pour la première fois par M.Cherbonneau. Elle était gravée sur un cippe hexagonal divisé en deux paries juxtaposées et dont nous n’avons que la moitié.

L’inscription a été transférée à Béjaia pour orner la fontaine symbolise la grandeur de l’aqueduc qui amènera l’eau de Toudja à Béjaia.

Aujourd’hui le cippe à part quelques fissures est en assez bon état de conservation,   toute fois  les intempéries rongeront le monument à la longue si une meilleure prise en charge ne soit décidée dans l’immédiat.

Il est important que ce monument soit classé vue que :

La fontaine avec sa conduite d’amenée d’eau de Toudja est le symbole de la majesté de l’aqueduc en tant qu’ouvrage et le cippe en tant que document épigraphique et historique des péripéties qu’engendre sa construction.


                                    La casbah

    


Au milieu du XII siècle, vers 1154 les Almohades édifièrent la Casbah, sorte de citadelle gouvernementale accolée à la ville. Protégée par des murs épais et très élevés percée d’une porte unique.

Elle avait sa propre mosquée ou le gouverneur venait assister à la prière du vendredi. C’est dans cette mosquée que l’illustre Ibn Khaldoun donna des cours de jurisprudence religieuse au tolbas.

En 1510, les Espagnols s’occupent avant tout de la défense de leur conquête en édifiant des fortifications et en construisant le grand château.

Les Français ont procédé à beaucoup de transformations architecturales visibles encore de nos jours.

Aujourd’hui, la Casbah est un monument historique classé, mais souffre de plusieurs agressions.

A noter que le dossier de sa restauration et d’aménagement vient d’être achevé.

Pour faciliter les travaux, il est nécessaire de procéder au :

Nettoyage et désherbage.

Traitement des racines de plantes avec un produit adéquat.

Prévoir un entretien permanent.

       
 

                       Tiklat Antique tubusuptu

   


 A une vingtaine de kilomètres de Béjaia et à 3 Km de la commune d’El-Kseur, l’actuel Tiklat est une belle vallée sur la rive gauche de la Soummam. L’historien Pline cite Tiklat comme l’antique Tubusuptu, colonie établie par Octave vers la fin du premier siècle AV.JC. Ce site est appelé sur une inscription Tubusuptu,

Formée comme la colonie de Saldae, de vétérans d’une septième légion, cette colonie était inscrite dans la tribu arnensis (CJL 8837)q Colonia Iulia Aug (USTA) legionis viiTubusuptu,. Elle fût chef lieu d’un distrais militaire sous le bas empire. Les débris d’amphores trouvés à Rome avec la marque des officines de cette ville attestent de son importance économique et commerciale.

ex o(fficina) guli (i) honor (ati) p(rovinciae) m(auretaniae) c(a esariensis) tub (usuptu).

Au deuxième siècle Edrissi mentionne HISN Tiklat comme une place forte et y signale plusieurs beaux édifices.

Actuellement le site de Tiklat malgré son gardiennage est sujet à des fouilles clandestines et sauvages.


                        Temzedekt (El Kseur)

                             camp ziyadine

    


 

Sur la rive gauche de l’Ouest Soummam, pas loin de l’antique Tubusuptu s’élèvent les ruines du Camp de Temzedekt appelé communément ‘’LASSOUAR’’ par la population locale. Il fût bâtir en 1327 sur l’ordre du Roi de Tlemcen Abou Tachfin, tandis qu’il assiégeait Béjaia. Il fût, nous dit Ibn Khaldoun, achevé en quarante jours par les différents corps de l’armée Tlemcénienne et des manœuvres recrutés dans la région.L’enceinte assez irrégulière de cette ville camp mesurait 400 m de long sur 100 m de largeur. Les mûrs de pisse ont 07 mètres de haut et 1,5 m d’épaisseur. un chemin de ronde les couronnes, protégé par un mûr d’un mètre de hauteur.Cette courtine est précédée d’un fossé, qui ne mesure pas moins de 15 mètres de large. Selon G.Marcais, la seule porte subsistât en 1858 était flanquée de deux tours et précédée d’un avant mûr distant de 04 mètres de l’enceinte principale.Aujourd’hui ce site est un monument classé. Longtemps exploité par le domaine agricole, il a été récupéré par la C.A.B en début de l’année 1999 pour le restituer au patrimoine culturel.


                         L’abri d’aflou bou-rumel

    


C’est vielle découverte, le site a été fouillé dans les années 26-27, c’est alors qu’on a immédiatement reconnu son importance.Les premiers travaux ont été menés par le Prof. C. ARAMBOURG  dés les années 29-30.Au cours de ces fouilles le professeur ARAMBOURG a découvert un important ossuaire humain ; il a recueilli une cinquantaine de sujet, soit uns cinquantaine de squelettes plus ou moins entiers qui ont permis l’étude dans le détail du type humain de l’époque. il est le premier Homo-Sapiens en Afrique du Nord.En 1982, il y avait un projet d’élargissement de la route entre Béjaia et Jijel qui mettait en danger le site, c’est ainsi qu’une équipe de préhistorien Algériens ont été dépêchés pour entreprendre les travaux de fouille.La reprise des fouilles de l’Abri d’Aflou-Bou-Rumel (été 1983 là dans les faciès ibéromaurusiens : un projet cylindrique et deux figurines, le tout en terre cuite.Les ossements découverts révèlent des inhumations successives en position fortement contractée.En fin, la découverte de figurines zoomorphes en terre cuite accentue. L’originalité du site d’AFalou. Ces objets d’art figuratif posent la double question des origines de l’art et la céramique en Afrique du Nord.Malheureusement jusqu’à présent ce site préhistorique souffre de nombreux dommages tel queDétérioration quasi-complète du site.Les installations de protection mises en place par les services concernés n’existent plus.Disparition de la clôture longeant la route nationale ainsi que le portail d’accès et la clôture de la grotte elle-même.Les roulottes n’ont pas été épargnées, elles aussi par les actes de vandalisme et de pillage.Pour y remédier à cette désastreuse situation afin d’assurer la protection, on propose :d’engager une opération de perfectionnement qui consistera à clôturer la grotte ainsi que tout le long de la route nationale avec un portail d’accès et éventuellement remettre les roulottes en place.Mettre des gardiens sur place pour empêcher tout acte de vandalisme.  


 

                            Le fort sidi abdelkader

    


 C’est le fort de la mer, construit au moyen âge. Situé entre la baie de Sidi Yahia et le fort proprement dit, comme un écran semblable à un guetteur, il masque la ville quand on vient de côté de la mer.Appelé fort Vergelette par les Espagnols dont il constitua le 3eme point de leur organisation défensive, les deux autres étant la Casbah et le Bordj Moussa.Vers 1520, les Espagnols le réaménagèrent avec des matériaux prévenant des nombreuses ruines romaines et Hammadides dispersées. Il renferme une citerne et des souterrains.Chaque mercredi, durant toute la journée, des femmes de tout âge, s’y rendent. En réalité la tombe qui s’y trouve est celle du pieu Ahmed En-Nedjar qui fût l’élève du grand maître Abd El Kader El-Djilani à Bagdad. 


 

                      Nécropole  d’ibarissen

    


Nous sommes en présence d’une nécropole mégalithique protohistorique, composée d’un seul type de monument funéraire relatif à cette période : les allées couvertes.Ce genre de nécropole est extrêmement rare en Méditerranée, particulièrement en Afrique du nord.A ce jour, une seule nécropole d’allées couvertes nous est connue à Ait Raouna entre Tigzirt et Azzeffoun, et qui est loin de moindre importance que celle d’Ibarissen.  Actuellement, dans la nécropole d’Ibarissen, seuls quelques allées couvertes sont apparentes ; une seule en bon état de conservation, les autres sont soit complètement ou partiellement effondrées.D’autres allées couvertes nous sont signalées dans les environs, mais difficilement accessible.Les allées couvertes d’Ibarissen d’Ait Garéte ont été signalées par le maître d’école de Taourirte Said Arab en 1955, qui s’appelait J. TSCHUDI, puis par M. PECAUD, adjoint technique des pont et chaussées entre 1956-1959.Actuellement, elle est le sujet d’étude d’un mémoire de fin d’étude a l’institut National d’Archéologie.La nécropole d’Ibarissen confronte de nombreux problèmes parmi eux : Détérioration quasi totale du site.De nombreuses tombes restent complètement en sevelies.Des actes de vandalisme et de pillage se pratiquent au sein du site, des dalles et les pierres qui constituaient les tombes se vendent comme matériaux de construction.Pour arrêter le désastre, il faut :Mettre le site sous protection soit en le clôturant ou en le mettant sous surveillance.Prévoir une campagne de sensibilisation au sein des villageois et des autorités locales sur l’importance de ces vestiges.     


 

 

             Mirhab de la mosquee d’iben toumert (mellala)

    


Actuellement connue sous le nom du sanctuaire de Sidi Yahia, la mosquée de Mellala est liée étroitement à l’émergence de l’empire Al-mohade (1152-1269) aux dépens de la dynastie Hammadite régnante. Les chroniques rapportent les événements qui ont déterminé le choix de la construction de cette mosquée : elle était destinée au Mehdi Ibn Toumert par les soins des fils du sultan El-Aziz Ibn El Mansour. Elle date de l’époque Hammadite entre (1117-1118) date de l’installation du Mehdi dans la région et celle de la mort du souverain El-Aziz survenue en (1121-1122) selon Ibn Khaldoun. La mosquée actuelle de Mellala est récente, son inauguration date des années 1970, seul le Mihrab est authentique. Vu l’importance de ce dernier par son appartenance à la dernière période Hammadite, grâce à laquelle nous pouvons avoir un aperçu avantageux de l’art architectural Hammadite, cette dynastie de souverains bâtisseurs. Il est nécessaire de le préserver et de le conserver.


 

 

                           Mausolée d’Akbou

  


 

C’est un mausolée antique composé d’une seule chambre en pierres de tailles.Elevé sur une base à quatre gradins. Chacun des autres mûrs est flanqué d’une imaginaire (fausse porte) encadrée d’un chambranle à nervures, où on remarque des symboles : croix gammées ou tringle entourés d’un cercle.La corniche composée d’une rangée de pierres de tailles remarquablement bien sculptée et décorée par des moulures.Le toit pyramidal toujours en pierres de tailles bien agencées. Il existe l’emplacement de colonnes et chapiteaux aujourd’hui disparus.En 1860, le Barron H. Aucapitaine, hôte du Bachagha Ben Ali Cherif était très impressionné par ce monument, il a écrit une note où il estime l’âge du mausolée à 1800 ans, soit au début de l’ère chrétienne.  Unique dans la région et assez bien conservé mis à part le toit qui est en partie détruit et certaines des fausses portes défoncées. Le mausolée d’Akbou mérite d’être classé car il représente une architecture qui reste à ét

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